Rappelez-vous, au début de cette année, nous vous avions présenté 3 clubs de deuxième division; Espanyol Barcelone, Viktoria Zizkov et Venezia FC. Chacune était dans une dynamique différente, après la descente, après la montée et après le maintien. 

Il est l'heure de faire le bilan et voir si ces équipes ont atteint l'élite comme nous le prévoyions pour elles. Commençons par la plus connue de ces équipes, l'Espanyol. Les bleu et blanc ont eu une saison compliquée, à deux doigts de revivre la saison précédente ... Marqués par le départ de leur meilleur attaquant, De Tomas, ils avaient été bien diminué, et malgré la présence de Joselu le club catalan avait connu la relégation. Ce dernier, appartenant toujours à l'Espanyol à l'écriture de cet article, est désormais champion d'Europe. La stratégie adoptée à alors été celle de se reposer sur les jeunes et les joueurs formés au club. Koleosho parti, vous vous demandez qui sont les pépites du RCDE ?

Jofre a su se révéler cette saison, le jeune espagnol de 23 ans était prêté à Mirandes lorsque le club de Barcelone évoluait en Liga, il a pu dynamité le jeu de son club formateur. Son capitaine et aîné de 3 ans, Javi Puado lui a réalisé sa meilleure saison, avec 13 buts et 2 passes décisives. Melamed quant à lui a rendu une belle copie avec les mêmes statistiques que Jofre, 3 buts 4 passes dé. Entouré par des joueurs d'expérience tel que Keidi Bare et Martin Braithwaite, ces jeunes ont pu jouer libéré dès le début de saison, avec une série de 5 matchs sans défaites. Très rapidement les résultats ont été en dents de scie et ce jusqu'au mois de Novembre. Tout l'hiver les joueurs de l'Espanyol se sont permis des écarts dans leurs matchs, ce qui a eu pour résultat de les éloigner du podium. La suite du championnat a été une poursuite des têtes de tableau qui ne s'autorisaient pas la défaite, et donc la série de 17 matchs sans défaites ne leur a pas assuré la montée. Un passage par les barrages c'est donc imposé, en tant que 4ème du classement général, le RCDE a du jouer sa première double confrontation contre les 5ème, Gijon. Un duel de clubs habitués à l'élite, comme une finale avant l'heure. Et c'est une victoire à l'extérieur 1-0 sur un but de Puado qui permet aux bleu et blanc d'avancer dans leur quête. Suite à un match sous tension à domicile qui fini par un 0-0, l'Espanyol se retrouve contre le Real Oviedo. Le club des Asturies s'impose dans son stade sur la plus petite des marges, mais c'est un tout autres scénario au RCDE stadium, lorsque Javi Puado enchaîne en 2 minutes un doublé qui restera dans l'histoire. L'Espanyol assure alors grâce à son capitaine un retour en Liga. Ces barrages en plein mois de juin ont coûté un Euro à Bare qui aurait surement pu aider sa nation a créer la surprise dans le groupe de la mort face à l'Italie, la Croatie et l'Espagne.  

Place au club le plus stylé de ces dernières années, le Venezia FC. Après l'installation du nouveau centre d'entraînement dans la ville de Mestre (et surtout notre passage l'été dernier au stade, ainsi que l'achat d'un de leur maillot) le club a su passer à la vitesse supérieur. 

Dans une bataille à distance avec le club de Côme 1907, lui aussi en pleine reconstruction et en plein "rebranding", avec un stade au bord de l'eau, la saison commence avec une victoire 3-0 face à ce rival de circonstance. Le Venezia FC enchaîne alors une série de 6 matchs sans défaite avant de tomber à domicile face à Palerme, un rythme de croisière plus que correcte se met en place, et à la mi-saison le club de Venise est 2ème de Série B. Le club reprend sa saison avec des résultats bien plus variés, si parmi les 19 premiers matchs ils ne s'étaient inclinés que 4 fois, c'est presque le double de défaites qu'ils subissent dans la phase retour. Assez pour perdre cette deuxième place difficilement atteinte. Toujours dans la course à la montée Venise a su creuser l'écart avec les 5ème au classement, et en s'assurant la 3ème place il se sont accordé une place directe en demi-finale des play-offs. Demi-finale jouée face à leur bourreau du début de saison Palerme, cette fois-ci pas de faux pas, deux victoires, aller-retour. C'est face à Cremonese que le club du deuxième finlandais le plus prolifique d'Europe, Joel Pohjanpalo, doit assurer sa place en Série A. Si le match aller dans la petite ville de Lombardie se solde par un 0-0 un peu triste, c'est dans le magnifique stade portuaire que Venezia s'impose sur le score préféré des vrais fan de football, 1-0. Ainsi, Venezia FC va pouvoir justifier le prix de ses maillots avec une montée dans l'élite, où ils retrouveront le club de Côme 1807. Un belle aventure qui a été célébrée en bonne et due forme dans le ville aux beaux canaux. 

Une histoire bien différente à Prague, où le club de Zizkov tentait de rejoindre ses voisins du Sparta, du Slavia et des Bohemians dans l'élite nationale. 
Dès le début de saison il était difficile de voir se dessiner clairement les objectifs du Viktorka. Avec 2 victoires en 6 matchs, avant de jouer la coupe, on a rapidement vu les limites de l'effectif. C'est donc avec un bilan plus que moyens que les rouge et blanc ont enchaîner les 4 premiers mois de l'année. Le tout en gagnant chaque match en coupe, jusqu'à rencontrer le Sparta, enfin le Sigma Olomouc après un couac dans le tirage au sort. C'est à quelques points de la relégation que le Viktoria Zizkov entame sa deuxième partie de saison, et à ce moment il est clair l'objectif et de se maintenir et profiter des revenus de la deuxième division pour améliorer les tribunes du stade. 


La priorité n'était plus sur le sportif, et contrairement à ce qu'on pouvait penser, cela à aidé les joueurs à se libérer. De biens meilleurs résultats, qui n'ont tout de même pas permis aux rouge et blanc d'atteindre l'élite, mais de se maintenir bien avant les dernières journées. Si nous rêvons toujours de voir le milieu de terrain Vit Kolar à Zizkov, on se réjouis du maintien de se club historique dans la deuxième division tchèque. Cela garanti une nouvelle fois des derby face au Slavia B, au Sparta B et à Dukla. 

En espérant pouvoir continuer de suivre ces clubs depuis les travées des différents stades que nous avons eu la chance de visiter. Ceci était la route pour l'élite.